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La démocratie locale, outil du Développement Durable

Présentation

La démocratie locale désigne la participation des habitants à la vie locale. Elle concourre au développement durable en renforçant le lien social et en préparant des décisions concertées en environnement, en urbanisme, en développement économique, pour les questions sociales et de santé, l'organisation des services publics...

Depuis une vingtaine d'années, les modes de gouvernance proposent des alternatives participatives à la prise de décisions et la mise en oeuvre des politiques publiques. Le système représentatif reste le principe de base de la démocratie, mais les acteurs des politiques et des projets cherchent les moyens de renouveler le débat public et de s'adapter aux exigences de la société en matière de transparence, de dialogue et de proximité. Les textes de références nationaux et internationaux prennent acte de l'évolution des pratiques et instituent les principes fondamentaux de la participation citoyenne dans les projets de développement durable.

Sans donner des définitions théoriques à des processus très variés, on peut décrire les différentes démarches qui concourent à la prise de décision concertée, citer les textes fondateurs de la démocratie participative, énoncer les objectifs et principes présents dans les textes et souligner les difficultés avant d'évoquer l'incontestable intérêt de ces pratiques pour la société et les collectivités.

Le lexique de la démocratie locale et de la concertation

La démocratie locale

La démocratie locale, que l'on entend comme processus de participation des habitants à la vie locale, appelle les citoyens (entendus au sens large du terme comme les habitants, comprenant également les minorités et les étrangers) à s'investir et être consultés dans les projets d'intérêt général.

Lorsqu'il s'agit de débattre de projets de quartier impliquant les riverains ou les utilisateurs directs d'un projet ou d'une politique, on parle de démocratie de proximité.

Quand on souhaite désigner le mode de prise de décision complémentaire du processus représentatif classique, on parle de démocratie participative.

Le terme de démocratie délibérative cherche à montrer l'importance d'une démocratie innovante et alternative invitant les citoyens à participer au débat public.

La gouvernance

La gouvernance met en oeuvre les processus représentatifs et participatifs qui concourent à la prise de décision. Le système de gouvernance est l'ensemble des dispositifs, des structures et instances qui concourent à la prise de décision par le biais représentatif ou participatif.
  • Le système représentatif rassemble les représentants élus par les citoyens et les instances qu'ils composent. En démocratie les citoyens participent à la vie démocratique tandis que les élus et instances représentatives prennent des décisions au plus prêt des attentes des citoyens. Le système représentatif applique et établit des règles qui régissent la collectivité.
  • Le système participatif comprend des instances consultatives pérennes et/ou occasionnelles : il contribue à la délibération en amont, pendant et après la mise en oeuvre de projet ou de politiques publiques. Il donne la parole à des parties prenantes, à des représentants de la société civile organisée et aux habitants.

Une gouvernance efficace établit des passerelles entre les différentes structures du système de gouvernance, elle évite les querelles de compétences entre les instances et optimise les contributions des systèmes participatifs et représentatifs. Elle favorise la transparence, la circulation de l'information, fait connaître les prises de positions et converge vers des décisions concertées.

La concertation

La concertation rassemble des acteurs, des usagers, parties prenantes d'un projet pour préparer en commun et délibérer des avis qui seront pris en compte dans un processus de décision. Les positions exprimées sont intégrées aux projets ou aux politiques par les décideurs.

On distingue parfois la concertation institutionnelle qui réunit les acteurs impliqués professionnellement ou par le biais associatif dans les sujets en débat et la concertation citoyenne impliquant les habitants.

La concertation coordonne un ensemble de réunions publiques ou plus restreintes, d'expositions, de publications, de forums de discussion… qui s'aident de l'information et de la communication pour rassembler et faire débattre les parties prenantes des projets en question.

La participation

La participation entend l'implication, la coopération et la contribution des habitants dans un projet ou la discussion d'une politique. Aujourd'hui le terme de " concertation " est souvent préféré à la " participation " car il exprime mieux la construction en commun et la volonté de mettre sur un pied d'égalité (pendant le processus de participation) les acteurs et les décideurs. La participation évoque plus une démarche " descendante ", engagée par les décideurs qui s'ouvrent aux autres parties prenantes.

Le processus participatif est l'ensemble des étapes coordonnées de la concertation.

La consultation

La consultation demande l'avis des parties prenantes d'un projet. Elle donne lieu à discussion mais les décideurs ne s'engagent pas à prendre en compte les avis exprimés.

Les règles doivent être énoncées en début de consultation pour que le débat ne crée pas de malentendu.

L'information

L'information présente aux parties prenantes des éléments d'un projet en amont, pendant ou à la fin de celui-ci sans solliciter l'avis des personnes informées. L'information peut être un moment d'un processus de concertation ou un évènement indépendant.

Au-delà de l'annonce, l'information renseigne, documente et prévient les acteurs par des données claires, objectives et accessibles à tous. Elle prend différentes formes: diffusion par courrier de dossiers ou d'une lettre, brochures, site Internet, articles de presse, réunions publiques...

La communication

La communication est un instrument permettant de mettre en œuvre l'information, la concertation ou la consultation.
En démocratie locale, la communication participe à l'organisation des événements, à la mobilisation des acteurs, à la transmission d'information, à la création du vocabulaire accessible à tous, garant de la qualité des échanges et de la délibération.
La communication ne doit pas déséquilibrer le débat en donnant une force de persuasion aux parties prenantes qui la coordonne.

La médiation

La médiation est réalisée par un acteur externe aux parties engagées dans un processus de discussion ou de négociation. Elle ne donne pas lieu à l'arbitrage, mais bien à la conciliation des intérêts respectifs des parties prenantes. Dans certains cas, la médiation n'aboutit pas à un règlement des distendus, mais elle permet d'identifier les contraintes d'un projet en faisant reconnaître par les acteurs leurs les points de divergences

L'enquête d'utilité publique

L'enquête publique est une procédure d'information et de consultation régie par la Loi relative à la démocratisation des enquêtes publiques du 12 juillet 1983 (N°83-388) (format PDF), dite loi Bouchardeau.

L'enquête publique est réalisée en amont et tout au long d'un projet d'intérêt général dans l'objectif de renseigner, recueillir des avis et des propositions des habitants et des usagers.

Le débat public

Le débat public est l'ensemble des informations, réunions publiques, documents et dossiers fournis, avis et contre propositions émis... dans le cadre d'une enquête d'utilité publique.

Par extension, on utilise le terme de débat public pour toute information et concertation avec le public touchant à des projets d'intérêt général.
Le
site de la Commission Nationale du débat public présente l'historique et les références du débat public.

Le référendum

Le référendum est une consultation à laquelle les membres d'une collectivité sont invités à participer pour exprimer leur avis sur une politique, un projet ou un texte de loi. Certaines dispositions législatives contraignent ou non les décideurs à prendre en compte les avis issus d'un référendum.

Les textes de références

Agenda 21, conférence de Rio, 1992

Chapitre 28.1 " Ce sont les collectivités locales qui construisent, exploitent et entretiennent les infrastructures économiques, sociales et environnementales, qui surveillent les processus de planification, qui fixent les orientations et la réglementation locales en matière d'environnement et qui apportent leur concours à l'application des politiques de l'environnement adoptées à l'échelon national ou infranational. Elles jouent, au niveau administratif le plus proche de la population, un rôle essentiel dans l'éducation, la mobilisation et la prise en compte des vues du public en faveur d'un développement durable ".
Chapitre 28.3 " Il faudrait que toutes les collectivités locales instaurent un dialogue avec les habitants, les organisations locales et les entreprises privées afin d'adopter un programme Action 21 à l'échelon de la collectivité. La concertation et la recherche d'un consensus permettraient aux collectivités locales de s'instruire au contact des habitants et des associations locales, civiques, communautaires, commerciales et industrielles et d'obtenir l'information nécessaire à l'élaboration des stratégies les plus appropriées. Grâce au processus de concertation, les ménages prendraient davantage conscience des questions liées au développement durable. "

Le texte de l'Agenda 21 est accessible sur
le site de l'ONU.
Le site du Comité français pour l'environnement et le développement durable
(Comité 21) présente également l'ensemble des textes de références de Rio à Johannesburg.

Loi Barnier du 2 février 1995 créant la Commission Nationale du Débat

La loi du 2 février 1995, relative au renforcement de la protection de l'environnement, crée la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), officiellement instituée le 4 septembre 1997.
Chargée de promouvoir les idées et principes de la concertation et du débat public, la CNDP fait valoir la concertation en amont des projets d'intérêt général, notamment des projets d'environnement. La CNDP peut être saisie pour accompagner le débat de certains grands projets.
En 1999, le rapport Quintaux préconise l'information et la concertation avec le public non seulement en amont mais tout au long du processus de décision. Il propose de faire évoluer la CNDP vers une instance garante du débat public.

Le site de la Commission Nationale du débat public présente l'historique des textes fondateurs du débat public en France.

La charte de la concertation du MATE - Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement (1996)

Proposée par Corinne Lepage, la Charte de la concertation :

  • Promeut la participation et le débat public,
  • Insiste sur la concertation dès l'amont des projets,
  • Propose des règles simples de bonne conduite pour animer la concertation dans de bonnes conditions

Sur tous les projets qui touchent à l'urbanisme, à l'aménagement du territoire, à l'équipement des collectivités, à la préservation de l'environnement, la concertation est devenue nécessaire. Le besoin de concertation est un phénomène de société. La concertation constitue un enrichissement de la démocratie représentative par une démocratie plus participative et induit un changement des mentalités et des comportements. Ce changement de comportement découle également d'une prise de conscience des pouvoirs publics et des maîtres d'ouvrage.

La concertation, proposée par la présente charte, doit permettre d'améliorer significativement la participation du public à la conception des projets, y compris lorsque celle-ci est déjà prescrite par des dispositions législatives et réglementaires. Ainsi, avant même la mise en œuvre des obligations réglementaires, le champ demeure libre pour initier une concertation qui procède d'une volonté délibérée des divers partenaires. La présente charte vise à exposer des règles simples pour réussir la concertation. "

Le site de la Commission Nationale du débat public présente l'historique des textes fondateurs du débat public en France.
Celui de la Charte est
disponible au format PDF
.

La convention Européenne d'Aarhus (1998)

Destinée à renforcer la démocratie pour éviter le secret sur les conditions de l'environnement, la Convention d'Aarhus concerne l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement. Signée le 25 juin 1998 par 35 pays européens, la convention est rendue applicable en France par le décret du 12 septembre 2002.

Des extraits du décret donnent l'esprit de la convention :

  • "Dans le domaine de l'environnement, un meilleur accès à l'information et la participation accrue du public au processus décisionnel permettent de prendre de meilleures décisions et de les appliquer plus efficacement".
  • "Le public doit avoir connaissance des procédures de participation au processus décisionnel en matière d'environnement, y avoir librement accès et savoir comment les utiliser. "Les informations sur l'environnement... sont mises à la disposition du public aussitôt que possible et au plus tard dans un délai
  • d'un mois à compter de la date à laquelle la demande a été soumise". " La participation du public commence au début de la procédure, c'est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence".

Le texte de la convention d'Aarhus est disponible au format PDF sur le site de la CNDP. Le texte du décret est disponible sur le site Legifrance ou dans le J.O. du 21/09/02

Plan d'action issu du Sommet de Johannesburg (2002)

Le Sommet mondial pour le développement durable, réuni à Johannesburg fin août 2002, adopte un Plan d'application du Sommet mondial pour le développement durable.

Au chapitre 138 de la résolution 2, il est souligné que la bonne gouvernance est essentielle au développement durable : " de solides institutions démocratiques à l'écoute des besoins des populations et la mise en place de meilleures infrastructures sont à la base d'une croissance économique soutenue, de l'élimination de la pauvreté et de la création d'emplois... "
Parmi les objectifs énoncés figurent ceux de " renforcer la participation et la contribution effectives de la société civile et des autres protagonistes pertinents à l'application d'Action 21, et promouvoir la transparence et une large participation du public ".

Pour en savoir plus sur
les textes de références de Rio à Johannesburg
Le texte du plan d'action est disponible au format PDF sur
le site francophone sur le développement durable AGORA 21
.

La loi relative à la démocratie de proximité du 27 février 2002

La loi relative à la démocratie de proximité donne un cadre à la participation des habitants à la vie locale.

Elle définie notamment les conditions de créations des conseils de quartier :
Les communes de plus de 80.000 habitants doivent se doter de Conseils de quartier tandis que celles dont la population est comprise entre 50.000 et 80.000 peuvent appliquer les mêmes dispositions si elles le souhaitent.

La Loi transforme la Commission nationale du débat public (CNDP), créée en 1995 par la loi dite " Barnier ", en autorité administrative indépendante et en élargit le champ de compétence.

La loi est disponible sur
le site de la CNDP
La Loi 2002-276 du 27 février 2002

Le projet de traité constitutionnel européen

Le projet de traité institutionnel établit le principe de la démocratie participative et donne un droit d'initiative citoyenne qui permettra à un million de citoyens issus de différentes Etats membres, de demander à la Commission de soumettre une proposition de loi européenne.
" Article I-47 : principe de la démocratie participative
  1. Les institutions donnent, par les voies appropriées, aux citoyens et aux associations représentatives la possibilité de faire connaître et d'échanger publiquement leurs opinions dans tous les domaines d'action de l'Union.
  2. Les institutions entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile.
  3. En vue d'assurer la cohérence et la transparence des actions de l'Union, la Commission procède à de larges consultations des parties concernées.
  4. Des citoyens de l'Union, au nombre d'un million au moins, ressortissants d'un nombre significatif d'États membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu'un acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de l'application de la Constitution. "

Le texte et l'explication du projet de traité constitutionnel sont disponibles sur le site de la constitution européenne.

Les objectifs et les principes de la démocratie locale

Objectifs principaux

La démocratie locale a pour objectifs principaux :

  • Favoriser l'expression et la participation des habitants dans la vie de la collectivité, de la cité
  • Faire connaître et comprendre les aspirations des citoyens aux dirigeants et aux décideurs
  • Faire connaître et comprendre les enjeux des politiques publiques aux citoyens, aux habitants, aux usagers
  • Améliorer la conception, la prise de décision et la mise en œuvre des projets d'intérêt général grâce au débat et l'échange
  • Modifier les rapports entre acteurs " agissant " et usagers " subissant " de manière à trouver les solutions durables que les acteurs s'approprient
  • Créer un lieu de convivialité, d'échange, de médiation, renouvelant le lien social entre les parties prenantes d'un projet.

Les principes

Les principes de la démocratie locale présents dans la plupart des textes de références :

  • Un bonne gouvernance favorisant le fonctionnement démocratique du système représentatif à l'écoute du système participatif (prévoir lien avec partie 1 : lexique, la gouvernance)
  • La concertation en amont des projets : dès le début des discussions, pour que le public puisse s'approprier le diagnostic et avoir une réelle influence sur les décisions
  • L'objectivité, la transparence et la pédagogie comme support de l'information et de la communication ; l'accès à l'information comme condition de la participation à la prise de décision
  • L'accord préalable sur les règles du jeu de la concertation : définir la contribution possible à la prise de décision et respecter les engagements pris
  • L'échange et l'écoute à double sens : ascendante et descendante entre les décideurs et les habitants
  • La durée pour donner du temps au processus de répondre à leurs objectifs et pérenniser les dispositifs
  • La délibération ouverte aux débats, prenant en compte les conflits et les blocages pour converger progressivement vers le consensus
  • La flexibilité et l'adaptation des outils et des dispositifs participatifs aux thèmes abordés et aux acteurs concertés, favorisant le dialogue et des méthodes innovantes.

Les défis de la démocratie locale

Les grands défis

Répondant aux préoccupations de démocratisation des débats et de participation, la réglementation s'est accompagnée de nombreuses expériences dont on commence à mesurer les difficultés et les bénéfices.

En France, les difficultés sont encore révélatrices des grands défis à affronter :

  1. La déconsidération du débat public par les décideurs,
  2. La complexité des processus décisionnels publics,
  3. L'inadaptation des outils de concertation.

1.La déconsidération du débat public et de la concertation

  • Certains élus et décideurs, les médias et la société par voie de conséquence, se désintéressent de la démocratie locale trop souvent considérée comme le fait de militants ou d'opposants
  • La qualité des débats est parfois médiocre faute de moyens pédagogiques et participatifs innovants. Elle ne donne pas lieu à la prise en compte des résultats des discussions qui n'aboutissent pas clairement à des délibérations
  • Les questions soumises se situent trop en aval des processus, à un moment où il est difficile de comprendre et d'infléchir la prise de décision
  • Des minorités et plusieurs catégories d'acteurs ne participent pas aux débats publics, la fréquentation est irrégulière.

2.La complexité des processus de décisions

  • Les thèmes abordés dans les territoires et les services publics sont multiples et subtils, sectoriels et transversaux. Les problématiques soulevées évoluent vite et gagnent en complexité
  • Les acteurs des territoires et des services publics exposent des intérêts parfois divergents
  • Les échelons territoriaux se multiplient ainsi que les programmes et politiques

Face à cela, les électeurs démobilisés et une société marquée par la montée de l'individualisme ne participent pas aux débats qui se professionnalisent et donnent lieu à des décisions concertées uniquement entre les parties prenantes averties.

3.L'inadaptation des outils de la concertation

  • Les spécialistes présentent, les " consultés " écoutent : le débat n'est pas équitable car il ne favorise pas la compréhension par tous
  • Les outils de la concertation, notamment ceux issus de la prospective répondent à la complexité des enjeux territoriaux, mais sont difficiles d'accès pour les habitants et certaines parties prenantes
  • La communication, qui vient de plus en plus en renfort de la participation, est parfois utilisée à des fins inappropriées et contradictoires au principe de démocratie
  • Les animateurs et porteurs de débats ne sont pas toujours formés à leur mission

Les atouts de la démocratie locale

Les atouts de la démocratie locale

Malgré les difficultés, la démocratie locale progresse en France et les nombreux retours d'expériences soulignent les bénéfices incontestables des démarches qu'il convient d'encourager, de mieux structurer et d'innover. Dans le respect des objectifs et des principes qui ont été énoncés, la démocratie locale :

  • Participe à la prise de conscience des problématiques locales et des enjeux à long terme (notamment en matière d'environnement). Elle réduit les incertitudes qui paralysent la prise de décision.
  • Formule des avis et des préoccupations potentiellement utiles pour des décisions en question
  • Aboutit à des solutions concrètes et durables répondant mieux aux attentes des citoyens
  • Favorise l'échange et permet aux professionnels et élus de mieux connaître les attentes des habitants qu'ils intègreront dans l'ensemble de leurs politiques
  • Anime la vie de quartier, favorise la convivialité et l'intégration de tous
  • Renforce le lien entre les acteurs et les habitants d'une communauté
  • Mobilise les citoyens et contribue à une société plus civique
  • Contribue à la formulation de visions collectives et de consensus : elle permet d'identifier les blocages et les dissensus, de régler des conflits.
  • Crée un environnement plus réactif et flexible au changement
  • Favorise souvent l'obtention de subventions
  • Participe à la formation, au transfert de savoir faire et à la diffusion des bonnes pratiques du développement durable

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