L'énergie des océans est potentiellement considérable, mais elle
est très dispersée et donc difficile à collecter et loin des lieux
de consommation.
La seule qui ait été vraiment captée jusqu'ici est l'énergie des
marées mais seulement sur quelques sites.
Près des côtes, l'amplitude des marées entre le niveau de basse mer
et le niveau de haute mer peut dépasser dans certains sites 15 m
(baie de Fundy au Canada). Et c'est cette énergie potentielle due à
cette différence de hauteur qui est captée par les centrales
marémotrices.
Les centrales marémotrices
Il faut donc installer un barrage pour créer exploiter cette
différence de hauteur d'eau. Le barrage set muni de "pertuis"
(ouvertures) : lorsque la marée monte, ils sont ouverts et le niveau
de l'eau monte dans le bassin. Dès que la mer redescend, on ferme
les pertuis pour conserver l'eau. Puis, dès que la différence de
hauteur entre le niveau du bassin et celui de la mer est suffisant,
on peut "libérer" l'eau du bassin en la dirigeant vers des trubines
qui vont générer de l'électricité. Ainsi, l'énergie des marées est
une énergie variable mais elle peut être prévue des années à
l'avance.
Comme pour les barrages fluviaux, c'est l'investissement qui coûte
le plus cher dans une centrale marémotrice, le coût d'exploitation
est en revanche très faible vu le peu de frais de maintenance.
Enfin, l'énergie engendrée par les vagues et l'énergie thermique
sont d'autres potentialités liées à l'exploitation de la mer.
Mise en application
Les centrales marémotrices ont des investissements lourds et un
fonctionnnement intermittent mais il n'y a pas de combustible, peu
de frais d'exploitation, de maintenance et une forte disponibilité.
La première et la plus puissante usine marémotrice au monde fut
construite en France en 1966 dans l'estuaire de La Rance avec une
puissance de 240 MW. Les autres sont beaucoup plus petites puisque
la plus importante après cette première se situe dans la baie de
Fundy au Canada avec une puissance de 18 MW.
Pourtant, les potentialités ne manquent pas dans le monde et
s'élèveraient de 500 à 1 000 TWh/an.