La
protection des cultures et la lutte contre les "nuisibles"
passe par le recours massif aux pesticides, qui sont des produits
chimiques dangereux destinés à repousser ou tuer les rongeurs,
champignons, maladies, insectes et "mauvaises herbes".
Les pesticides, également appelés produits
phytosanitaires, ne sont pas seulement utilisés dans l'agriculture
mais aussi dans le jardin du particulier, dans les parcs ouverts au
public, pour l'entretien de la voirie, des voies ferrées, des aires
de loisirs (golfs, hippodromes...).
Les pesticides sont des
Polluants Organiques Persistants
qui perdurent dans l'environnement, s'accumulent dans les graisses
et sont, d'une manière générale, dangereux pour la santé : cancers,
altération du système immunitaire, problèmes de reproduction...
Les pesticides touchent aussi massivement les zones rurales des PVD
(Pays en Voie de Développement) où malformations, cancers, maladies
congénitales, désordres du système nerveux déciment la population.
Définition
Dans les pays industrialisés, la révolution verte des années 60 a
considérablement augmenté la productivité agricole en jouant sur
l'augmentation des surfaces cultivées, la mécanisation, la
plantation de cultures sélectionnées et hybrides aux rendements plus
élevés, le remembrement et la lutte contre toutes les nuisances.
Cette lutte passe notamment par le recours massif aux pesticides,
qui sont des produits chimiques dangereux destinés à repousser ou
tuer les rongeurs, champignons, maladies, insectes et "mauvaises
herbes" qui fragilisent le mode de culture intensif.
Les pesticides, également appelés produits phytopharmaceutiques, ne
sont pas seulement utilisés dans l'agriculture mais aussi dans le
jardin du particulier, dans les parcs ouverts au public, pour
l'entretien de la voirie, des voies ferrées, des aires de loisirs
(golfs, hippodromes...).
D'un point de vue réglementaire européen, on distingue deux grandes
catégories de pesticides :
- les produits phytopharmaceutiques destinés à la
protection des végétaux
- les biocides destinés à la protection des
éléments de construction (charpente) ou des animaux domestiques.
Les produits phytosanitaires sont généralement classés en fonction
de la cible qu'ils visent, on distingue ainsi :
- les herbicides pour lutter contre les "mauvaises herbes"
- les fongicides pour détruire les champignons, maladies virales et
bactériennes
- les insecticides pour tuer les insectes
- les corvicides contre les oiseaux
- les rodenticides pour lutter contre les taupes et les rongeurs
- les mollusicides contre les limaces
- les nématicides contre les nématodes (petits vers) - les
régulateurs de croissance.
Les produits phytosanitaires sont également regroupés en fonction de
leurs composants actifs : organochlorés (DDT, lindane...), tri
azines (atrazine, simazine...), acétamides (acetochlore, al
chlore...)...
Un pesticide est ainsi un produit chimique destiné
originellement à la protection des cultures afin de lutter
contre des tiers jugés nuisibles comme les parasites, mauvaises
herbes, insectes et champignons.
Historique
Avant la seconde Guerre Mondiale, les pesticides employés en
agriculture étaient des dérivés de composés minéraux ou de plantes :
arsenic, cuivre, zinc, manganèse, plomb, pyrèthre, roténone, sulfate
de nicotine... que l'on retrouve en partie dans les cigarettes
actuelles.
Les armes chimiques de la première Guerre Mondiale comme le gaz
moutarde composé de chlore assura un nouveau débouché industriel
pour les pesticides, une fois le conflit terminé.
Ainsi, les organochlorés firent leur apparition avec de nombreuses
déclinaisons qui ont connu un énorme succès.
Des Polluants Organiques Persistants
Tous les pesticides organochlorés de première génération
sont des POP (Polluants Organiques Persistants) dont voici
les principales caractéristiques :
- ils perdurent dans l'environnement
- ils s'accumulent dans les graisses et via la chaîne
alimentaire notamment chez les super-prédateurs comme l'Homme
- ils sont dispersés dans l'environnement via les courants
atmosphériques et marins
- ils sont dangereux pour la santé : cancers, altération du
système immunitaire, problèmes de reproduction...
12 POP ont été recensés par le Programme des Nations Unies pour
l'Environnement (PNUE) et interdits dans de nombreux pays comme
l'Union Européenne (UE) et les Etats-Unis lors de la convention de
Stockholm en mai 2001.
Bien que ces POP ne soient plus utilisés dans les pays
industrialisés depuis plus de 20 ans, ils perdurent encore dans les
écosystèmes et donc dans nos aliments.
De plus, les organochlorés interdits ont été remplacés par de
nombreuses autres familles chimiques dont les organophosphorés moins
persistant dans l'environnement mais plus toxiques.
Une consommation planétaire, le cas de la France
La consommation des insecticides et des fongicides tend à stagner
au contraire des herbicides comme le Roundup® qui progresse
régulièrement.
Depuis 40 ans, les pesticides touchent tous les pays et les
capacités de production des pays en voie de développement sont en
pleine expansion.
La France est le 3ème consommateur mondial et le premier
consommateur européen de pesticides devant l'Allemagne (plus de 78
000 tonnes utilisées en 2005 en agriculture et horticulture selon
Européen Crop Protection Association - ECPA). La France est
également le pays d'Europe qui a le plus de substances autorisées
sur le marché : environ 380 début 2007 (Agritox,
08/2007). Les ventes en France ont tendance à baisser légèrement
depuis 2000 avec l’apparition de produits plus actifs à faible doses
sur le marché et le retrait de nombreux produits non ré-homologables
par les fabricants. Elles restent cependant fortes.
Pour autant, au niveau mondial, les ventes augmentent ainsi
que la toxicité des produits vendus. Ceci conduit
nécessairement à une pollution généralisée des écosystèmes de notre
planète.
Les pays en voie de développement gravement affectés
Les pesticides touchent aussi massivement les zones rurales des
PVD (Pays en Voie de Développement) où malformations, cancers,
maladies congénitales, désordres du système nerveux déciment une
population qui souffre déjà de nombreux maux.
Même si les pulvérisations se font petit à petit de plus en plus
rares, il demeure des stocks importants de pesticides périmés :
- 100 000 t en Afrique et au Moyen-Orient
- 200 000 t en Asie
- 200 000 t en Europe de l'Est avec la Russie.
Trop souvent, les pesticides sont abandonnés à ciel ouvert...
Pourquoi de telles quantités ? Manque d'équipements, d'informations,
achats et dons trop importants, corruption avec les producteurs
occidentaux qui se débarrassent à bas prix de leurs stocks de
pesticides interdits vers les PVD. Une ONG américaine a ainsi estimé
en 1995-1996 que 14 tonnes de pesticides interdits aux Etats-Unis
étaient exportés par jour vers le Pakistan et le Vénézuela (SMITH C,
ROOT E, 1999).
Une pollution planétaire
Les résidus industriels chimiques et les pesticides sont
transportés sur des milliers de kilomètres via le cycle de l'eau et
les masses d'air comme en témoigne la contamination des Inuits du
Grand Nord Canadien qui vivent pourtant de chasse et de pêche. Les
bébés inuits nourris au sein développent jusqu'à quinze fois plus
d'otites que ceux du Québec Sud (DEWAILLY E. et al, 2000).
En 1989, l'OMS estimait que les pesticides étaient à
l'origine d'un million d'empoisonnements graves et de 220 000 morts
par an dans le monde. En août 2007 la célèbre revue médicale "The
Lancet" publie même une étude montrant que le suicide aux pesticides
fait 300 000 morts par an dans les campagnes asiatiques.
Les pays développés qui utilisent 80% des quantités de pesticides ne
comptent que la moitié des cas d'intoxication.
Les troubles aigus concernent principalement les muqueuses, la peau,
le système digestif et le système respiratoire.
Les pesticides présents dans tous les écosystèmes
Avec des décennies d'agriculture industrielle polluante, des
millions de tonnes de pesticides ont été déversées sur les cultures
en France, intégrant toutes les composantes de la biosphère : eau,
sol, air, végétation, animaux et Homme.
Ainsi, 96% des eaux de surface et 61% des nappes phréatiques en
contiennent (IFEN, 09/2006). Ce qui nuit à la qualité de l'eau
potable au robinet, mais aussi à quelques eaux de sources et
minérales vendues en bouteille.
La Concentration Maximale Admissible (CMA) pour les pesticides dans
l’eau distribuée au robinet est de 0,1 µg/l/pesticide et de 0,5 µg/l
pour tous les pesticides selon la réglementation européenne
(directive 98/83/CE). Cette valeur est dépassée pour des millions de
français chaque année (Ministère de la Santé).
L'eau de pluie et le brouillard peuvent contenir respectivement de
0,1 µg/l jusqu'à 14 µg/l de pesticides d'après des relevés de l'INRA
(Environnement Magazine, 2000). Une étude d’AirParif de 2007 a même
retrouvé une vingtaine de pesticides différents dans l’air de Paris
!
En effet, lors de la pulvérisation sur les cultures, on estime que
25 à 75%, voire plus, des quantités se dispersent dans l'atmosphère.
On retrouve par conséquent des résidus de pesticides dans nos
aliments comme en témoignent les chiffres suivants :
| Pays |
% d'échantillons dépassant
les limites autorisées de résidus |
% d'échantillons avec
résidus de pesticides |
| Hollande |
14,7% |
66,7% |
| France |
5,8% |
50,8% |
| Espagne |
3,6% |
35,6% |
| Allemagne |
8% |
61% |
| Italie |
1,3% |
33,3% |
Moyenne UE +
Norvège, Lischtenstein et Islande |
4,7% |
44,4% |
Or, les pesticides sont des produits chimiques destinés à tuer, il
est donc logique qu'ils soient nocifs pour notre santé...
Les pesticides : les risques sur la
santé
Menaces sur l'air intérieur
Notons
que l'air des maisons peut être même plus pollué que l'extérieur. En
effet, de nombreux produits de traitement utilisés par les
jardiniers sont rapportés à l'intérieur des habitations par leurs
occupants et leurs animaux domestiques (Nishioka, 2001).
Ces résidus, remis en suspension et qui perdurent sur les sols
(notamment les moquettes et les tapis) constituent alors des risques
notables pour les plus jeunes qui les respirent et les ingèrent
alors que leur organisme est bien plus vulnérable.
Cette constatation n'est pas une fatalité puisque le jardinier
dispose de moyens simples et économes pour prévenir ces risques sur
notre santé.
De surcroît, les insecticides ménagers (bombes aérosols, boîtes
appâts, colliers antiparasites...) sont autant de sources nocives
pour notre santé.
Notre organisme contaminé, les risques sur notre santé
Notre corps est imprégné de pesticides, ainsi tout adulte
européen héberge jusqu'à 500 produits chimiques industriels
différents qui se sont accumulés dans les graisses. Un grand nombre
sont des pesticides.
Les POP se retrouvent dans les tissus adipeux, le cerveau, le sang,
le lait maternel, le fois, le placenta, le sperme et le sang du
cordon ombilical.
En France, les principaux polluants du lait maternel, qui reste un
bon indicateur de la contamination de l'ensemble de l'organisme,
sont le HCH et le DDT pourtant inutilisé depuis près de 30 ans.
En Grande-Bretagne, en 1997, 99% des échantillons de tissus adipeux
contenaient un dérivé de DDT. Différentes études révèlent ainsi que
les populations sont massivement contaminées.
Une étude hollandaise de novembre 2000 révèle que 2% des enfants (0
à 6 ans) hollandais (soit un effectif d'environ 20 000) reçoivent
une dose supérieure à la Dose Journalière Admissible (DJA) et 2% une
dose suffisante pour déclencher des symptômes d'empoisonnement par
la consommation de fruits et légumes. Pour autant, la norme
européenne (100 µg/kg/pesticide/j) n'est jamais dépassée, preuve
qu'elle n'est pas adaptée.
Une même étude a été conduite aux Etats-Unis par l'ONG EWG en 1998 :
plus de 600 000 enfants absorberaient chaque jour une dose de
pesticides organophosphorés supérieure au maximum toléré par l'EPA
(Agence de Protection de l'Environnement).
Ces résultats pourraient être facilement transposés à la France...
Pesticides et cancers
Depuis la fin des années 80, les cancers sont devenus la première
cause de mortalité (26% en 1990). L’incidence du cancer a augmenté
de 63% en 20 ans et la majorité de ces nouveaux cas sont liés à des
facteurs environnementaux ((Lichtenstein et al. 2000). Bien que le
cancer du poumon soit le premier responsable, les pesticides
représenteraient un risque croissant et significatif selon un
certain nombre d'études épidémiologiques.
Pour éviter la catastrophe, il faudrait appliquer aux pesticides les
3 principes fondamentaux apparus en environnement ces dernières
années :
- le principe de précaution
- le principe de renversement de la charge de la preuve : un
produit devrait être mis sur le marché que si l'on est sûr qu'il
est inoffensif pour notre santé et non en absence de preuve sur
son innocuité
- le principe de substitution en promouvant systématiquement les
solutions les moins dangereuses en agriculture, chimiques ou non.
Les Hommes ne sont pas les seuls touchés et les animaux qui
contribuent à l'équilibre des écosystèmes souffrent également de
cette pollution.
Les risques sur les animaux
De
nombreux animaux s'intoxiquent avec les pesticides : éléphants en
Inde, moineaux, insectes (abeilles) dont les populations peuvent
chuter de 80% après épandage et dauphins en Europe, grenouilles en
Amérique du Nord, goélands, poissons...
Par exemple, selon des scientifiques du WWF, l'orque serait
dorénavant le prédateur le plus pollué d'arctique, devant l'ours
blanc. En effet, les graisses de ces animaux qui se situent au bout
de la chaîne alimentaire, cumulent des quantités inquiétantes de
pesticides qui transitent par les oiseaux migrateurs et les eaux de
surface.
Le comble, c'est que certains chercheurs estiment que sur les 2,5
millions de tonnes de pesticides répandues chaque année dans le
monde, seulement 0,3% atteignent effectivement leur cible. Le reste
(99,7%) touche toutes les autres espèces vivantes avec des
conséquences multiples :
- affaiblissement des défenses immunitaires
- baisse de la fertilité
- modification des comportements
- malformations
- raréfaction des sources de nourriture souillées
- empoisonnement direct
Notons que des insecticides nuisent à l'activité d'organismes
essentiels pour la fertilité des sols comme les bactéries,
champignons, algues, verts de Terre, insectes...
Pour autant, certaines espèces deviennent de plus en plus
résistantes encourageant l'application de produits plus concentrés,
plus toxiques et/ou en plus grande quantité...
Le cas du Gaucho
Ce produit, utilisé en enrobage de semences (maïs, orge, blé) et
dorénavant interdit sur les graines de Tournesol et de maïs depuis
2004, affecte notamment les ruches dont les pertes de population
atteignent jusqu'à 40%.
Des catastrophes majeures
Bhopal
A Bhopal, en Inde, l'explosion de l'usine américaine Car bide le 3
décembre 1984 fût à l'origine de 16 000 à 30 000 morts et de 250 000
à 500 000 blessés : convulsions mortelles, poumons brûlés dont les
sécrétions étouffèrent les victimes, cécités irréversibles... Comme
la catastrophe de Tchernobyl, le bilan reste tellement lourd qu'il
est incalculable.
A l'origine : la libération d'un nuage toxique (notamment le fameux
gaz moutarde de la 1ère guerre mondiale) suite à l'explosion d'une
cuve de 40 t d'iso cyanate de méthyle ceci en bordure de la ville
d'1 million d'habitants de Bhopal.
Aujourd'hui, des centaines de milliers de personnes vivent infirmes
et environ 5 000 familles puisent une eau encore souillée pour
vivre.
Union Car bide (UC) s'est volatilisée physiquement et financièrement
après l'explosion et n'a jamais pris en charge le nettoyage du site,
une situation inacceptable qui mobilise notamment Greenpeace :
Bhopal, la tragédie continue encore... 1984-2004
Seveso
Le 10 juillet 1976, une importante fuite de dioxine est détectée
dans une usine fabricant des herbicides en Italie. Dans les jours
qui suivent, des centaines d'animaux meurent et les enfants sont
pris de graves nausées avant que les populations soient finalement
évacuées.
Cette catastrophe a été nécessaire pour que la Communauté européenne
prenne des mesures en identifiant les établissements dangereux comme
des établissements "Seveso" (raffineries, sites pétrochimiques,
dépôts d'explosifs...).
D'autres catastrophes ont suivi et sont à prévoir...
En effet, en 2003 aux Etats-Unis, 32 000 émissions accidentelles de
produits chimiques (dont ceux utilisés dans la production de
pesticides) ont eu lieu (Worldwatch Institute, 2005). En France, un
incendie a ravagé, lundi 27 juin 2005, un entrepôt de pesticides à
Béziers contenant 1600 tonnes de pesticides !
Une tentation pour les terroristes
Selon une analyse du médecin général de l'armée américaine, dans
le pire des scénarios, un attentat contre une usine chimique
américaine pourrait causer la mort de plus de 2 millions de
personnes. La production de pesticides qui s'appuie sur des
composants fortement toxiques (c'est le but : tuer) est donc une
opportunité pour des groupes terroristes comme en témoigne la
tentative vaine à Ashod en Israël en 2004 de kamikazes. Ceux-ci ont
en effet commis un attentat-suicide à proximité d'une usine
d'emballage d'agrumes qui exploite un pesticide à base de bromure de
méthyle. La rupture des réservoirs aurait entraîné la mort de
milliers de personnes... (Worldwatch Institute, 2005).
Les solutions
Les OGM sont souvent avancés pour pallier l'utilisation massive
de pesticides. Cependant, ils proviennent bien souvent des mêmes
industries productrices de pesticides qui sont alors doublement
gagnantes. En effet, les plantes transgéniques brevetées sont
volontairement résistantes aux herbicides dont les ventes explosent.
Ainsi, aujourd'hui, 71% des OGM cultivés sont dotés de gênes de
résistance aux herbicides et 28% secrètent un insecticide comme le
fameux maïs Bt. Les pays cultivant massivement des OGM en plein
champs ont donc logiquement vu leur consommation de pesticides
augmenter depuis l’introduction des OGM (cf les USA où la
consommation a augmenté de 16% depuis 1996).
En Europe, le V ème programme d'action pour
l'environnement de l'UE qui prévoyait dès 1993 une "réduction
substantielle" de l'utilisation des pesticides" a avorté et les
pollutions ne cessent d'augmenter... Cependant, quelques initiatives
nationales donnent de bons résultats comme au Danemark, Pays-Bas,
Suède et Norvège dont les volumes de pesticides ont diminué de façon
très significative.
L'agriculture biologique est le seul mode de
production où les résidus de pesticides sont quasi inexistants.
D’autres modes de production comme
la
Production Intégrée réduisent fortement les quantités de
pesticides utilisées sans les bannir totalement.
Notons également que les services municipaux en charge des espaces
verts, la DDE et les régies de transports en commun notamment
emploient massivement des pesticides pour l'entretien des
différentes voies. Des efforts simples pourraient être faits en
intégrant des méthodes de lutte biologique et en cessant de
désherber systématiquement la moindre pousse verte.
Et les jardiniers ne sont pas contraints d'utiliser des pesticides.